Il s’agit d’un nouvel épisode qui vient enfoncer le clou, entre la famille Bongo, et le nouveau régime de Brice Oligui Nguema aux commandes. Libérés il y’a quelques mois après les missions mystérieuses de bon office de l’Angola, le clan Bongo est actuellement en terre anglaise plus précisément à Londres, notamment Sylvia et Noureddin Valentin Bongo.
Quelques jours après avoir témoigné au pôle Crimes contre l’humanité du Tribunal de grande Instance de Paris, la famille Bongo affirme avoir porté plainte en France en Mai 2024, et dit détenir des preuves irréfutables des sévices qu’elle a subi. D’ailleurs, c’est Noureddin qui a donné le ton Lundi dernier, en publiant sur les réseaux sociaux, les premières vidéos des actes de tortures subies. Les motifs de leurs plaintes portent sur les faits de séquestration, détention arbitraire, actes de torture et de barbarie entre autres.
Dans le communiqué, Sylvia et Noureddin ne sont pas allés de main morte. “ Nous remercions de tout cœur la communauté internationale, en particulier l’Union Africaine, de nous avoir sauvé la vie en nous libérant de plus de 20 mois de détention arbitraire, de violations permanentes de nos droits humains et de tortures répétées. À la veille du coup d’état militaire du 30 août 2023 notre famille entière, jusqu’au plus jeune enfant âgé d’un an, a été kidnappée et prise en otage ”
Sur les accusations de torture, elles sont toutes rejetées par les nouvelles autorités gabonaises. Alors que, une vidéo visiblement filmée en Février 2025 circule, montre clairement les pressions judiciaires subies autour de la juge d’instruction Leïla Ayombo Moussa contre la famille Bongo. Bien plus, les deux protagonistes détaillent leurs mésaventures dans le même communiqué: “ Nous, Sylvia et Noureddin, avons subi humiliations et mises en scènes mensongères soutenant le narratif construit de toutes pièces par les nouvelles autorités pour justifier la prise de pouvoir. Notre détention provisoire de près de deux ans s’est déroulée en isolement total entre une cellule entièrement vide de la Prison Centrale de Libreville, et un bureau de la Garde Républicaine au sous-sol du Palais Présidentiel, six étages en-dessous des appartements du Président Brice Clotaire Oligui Nguema. C’est dans ce sous-sol que nous avons été violemment torturés à répétition par les militaires les plus proches du Président Oligui Nguema: fouettés, électrocutés, noyés, battus et bien pire ”
Toutefois, au regard des évènements survenus entre 2023 et leur exfiltration en Angola en 2025, la famille Bongo dit avoir cédé leurs biens sur le poids de la torture, mais a décidé de ne plus se taire. Noureddin et Sylvia Bongo, estime que leur procès prévu du 13 au 14 Novembre prochain sera truqué d’avance et inéquitable car il débouchera sur des condamnations par contumace. “ Entre les coups, nous avons été contraints de signer la cession des biens de notre famille, aujourd’hui partagés par les proches du pouvoir. La veille de notre départ nous avons été forcés de signer des documents nous contraignant au silence sur le sort que nous avons subi. Mais nous ne nous tairons pas face à la terreur et à l’injustice (…) Le pouvoir en place prévoit de nous condamner par contumace lors d’un faux procès dans un futur proche afin de légaliser la saisie de nos biens, notre détention arbitraire et la prise de pouvoir par la force. Or, nous avons accumulé de nombreuses preuves audios et vidéos irréfutables que nous remettrons à la justice française. Certaines vidéos montrent les hautes autorités judiciaires déclarant agir sur instruction du Président Oligui Nguema ” souligne le communiqué officiel.





