La 4e édition du Rapport sur l’économie camerounaise (REC) en 2025 dresse un état des lieux complet de la situation économique nationale à travers l’analyse de la croissance, des équilibres macroéconomiques, de l’investissement, de la compétitivité et de la mise en œuvre des politiques publiques.
Selon les données du REC, l’économie camerounaise a maintenu un taux de croissance réel du Produit intérieur brut (PIB) de 3,5 % en 2025, au même niveau qu’en 2024. Cette performance est principalement soutenue par les activités non pétrolières, en hausse de 3,8 %, et par le secteur tertiaire, qui progresse de 4,3 %. Le secteur secondaire a également accéléré, avec une croissance de 2,6 %, contre 1,7 % en 2024. En revanche, le secteur primaire a ralenti à 1,8 %, tandis que le secteur pétrolier a poursuivi sa contraction, avec un recul de 6,6 %.
Autre évolution positive : l’inflation moyenne est passée de 4,5 % en 2024 à 3,4 % en 2025. Cette baisse s’explique notamment par le ralentissement des prix du transport. Les tensions restent toutefois importantes sur les produits alimentaires, dont les prix ont augmenté de 6,8 %.
Sur le plan extérieur, le déficit commercial s’est aggravé de 350,9 milliards de F pour atteindre 2 098 milliards de F. Cette situation s’explique notamment par le recul des exportations d’hydrocarbures et la progression des importations. Les exportations hors hydrocarbures ont néanmoins progressé de 11,5 %, notamment grâce au cacao et à ses dérivés, à la banane et à certains produits manufacturés.
«Ces résultats confirment la capacité de résilience de l’économie camerounaise», a confirmé Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), appelant à consolider les marges de manœuvre, à accélérer la transformation productive et à réduire les dépendances aux chocs extérieurs. Le gouvernement camerounais table sur une croissance de 3,5% en 2026, avant une progression à 3,6% en 2027 et une accélération à 4,8% en 2028.





