La Russie, qui en est désormais à quatre ans et demi de son invasion à grande échelle de l’Ukraine, et l’Iran, engagé depuis six mois dans une guerre contre les États-Unis et Israël, considèrent le sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) comme une tribune importante pour renforcer leurs relations avec des partenaires non occidentaux. Les dirigeants de la Chine, de la Russie, de l’Iran et de l’Inde se sont réunis le 31 août 2026 au Kirghizistan avec d’autres chefs d’État à l’occasion du 25e sommet de l’OCS, un groupe présenté comme un contrepoids à l’influence mondiale des États-Unis.
Le président russe, Vladimir Poutine, a rencontré séparément le président chinois, Xi Jinping, et le premier ministre indien, Narendra Modi. De son côté, le président iranien Massoud Pezeshkian a rencontré, entre autres, le Premier ministre indien Narendra Modi, qu’il n’avait pas vu depuis le début de la guerre. Ce mardi 1er septembre, il doit voir Vladimir Poutine et Xi Jinping, afin de s’assurer de leur soutien face à Washington.
L’OCS a été fondée en 2001 par la Chine, la Russie et quatre États d’Asie centrale en tant que forum de sécurité. Au cours du dernier quart de siècle, elle a gagné en taille et en influence, bien que ses objectifs et ses programmes restent vagues et que sa notoriété soit faible. Elle compte désormais dix pays membres : la Russie, la Chine, l’Inde, l’Iran, le Pakistan, le Bélarusse, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan. De nombreux autres pays bénéficient du statut de «partenaires de dialogue».
Aux côtés de la Russie, la Chine a présenté l’OCS comme une alternative aux organisations alignées sur l’Occident telles que le G7, et a souhaité ces dernières années étendre la portée et l’influence de l’organisation, en s’engageant à fournir une aide au développement et une assistance financière.





