Le mouvement de nominations opéré le 31 août 2026 par le chef suprême des Armées, Paul Biya, concerne les services centraux du ministère de la Défense, deux missions militaires près des postes diplomatiques du Cameroun à l’étranger, et les Tribunaux militaires. Le Tribunal militaire de Yaoundé, théâtre du procès sur la mort de Martinez Zogo, suivie de près par le chef de l’État, n’a pas été épargné.
Le 31 août 2026 était justement jour d’audience dans le procès de l’affaire Martinez Zogo, du nom de cet animateur retrouvé mort en janvier 2023 en banlieue de Yaoundé. C’est donc en pleine audience que le lieutenant-colonel Cerlin Belinga, commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire de Yaoundé, a été muté à Maroua comme vice-président du Tribunal militaire, cumulativement avec ses fonctions de juge d’instruction.
Cette mutation intervient au moment où le colonel Otoulou, principal enquêteur et commandant de la légion de gendarmerie de la région du Centre au moment des faits, démontrait que plusieurs indices laissent penser que Léopold Maxime Eko Eko, alors patron de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), était au courant de l’opération ayant conduit à l’enlèvement puis à l’assassinat de Martinez Zogo. Des allégations contestées par les avocats de l’ancien chef de la DGRE. Voici donc le Tribunal militaire dont hérite le lieutenant-colonel André Éric Atemengue Omgba.
Le lieutenant-Colonel André Eric Atemengue Omgba, 58 ans, est un officier chevronné de la justice militaire. Son parcours l’a déjà conduit à occuper les fonctions de commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire de Buea. Sa nomination au Tribunal militaire de Yaoundé, juridiction de premier plan, marque une étape importante dans sa carrière. Il hérite d’un dossier particulièrement lourd : le procès sur la mort de Martinez Zogo, suivi par la presse nationale et internationale.





